Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /Jan /2010 10:54

Pierre Ulysse MISER, homme de haute stature, serait aujourd’hui considéré comme un gentleman-farmer. C'était un agriculteur mais également un éleveur réputé de chevaux ardennais. Il possédait 32 juments poulinières et des étalons pour la monte publique.

Le cheval était l’unique outil de traction dans les ARDENNES et les départements voisins. Dans notre région, les attelages de bœufs étaient rares.

Les poulains servaient au renouvellement du cheptel équin sur l’exploitation mais étaient également vendus pour la traction dans les fermes céréalières et betteravières de l’Aisne.

Ulysse employait de nombreux ouvriers agricoles qui mangeaient à la table de leurs patrons ; la plupart du temps ils étaient une dizaine à partager le repas dont le vacher, le berger, et des charretiers.

Le troupeau de moutons outre la production de viande ovine permettait de consommer les mauvaises herbes qui repoussaient dans les chaumes. Les moutons paissaient essentiellement dans les terres labourables et les jachères.

A l’époque les pâtures étaient peu nombreuses, elles étaient essentiellement situées à proximité du village et consacrées aux chevaux. Les bovins étaient gardés dans les prés.

Dès 1918, Ulysse va acquérir la première moissonneuse - lieuse du secteur c’était une Deering directement importée des USA. Cette machine tirée par trois chevaux remplaçait la faucheuse javeleuse qui se contentait de préparer les gerbes de céréales qu’il fallait lier à la main.

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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 16:22

La moisson, un temps fort dans le cycle des travaux de la ferme ; Il s’agit en effet de récolter et d’engranger dans les meilleures conditions possibles les céréales d’hiver (blé, escourgeon) et ou de printemps (orge, avoine). C’est la récolte des fruits d’une campagne de dur labeur.

Actuellement avec les nouvelles variétés de céréales plus précoces, la moisson débute à la même date qu’il y a une cinquantaine d’années. Pourquoi cet état de fait ? Aujourd’hui la moisson est faite à la moissonneuse batteuse les grains doivent être à maturité c’est à dire contenir 85 % de matière sèche. L’agriculteur avant de faucher les céréales fait mesurer le taux d’humidité sur un échantillon qu’il a prélevé.

Lorsque la moisson était effectuée à la moissonneuse lieuse les céréales n’étaient pas mûres. Cette méthode évitait l’égrenage intempestif lors des différentes manipulations des gerbes.

 

 

La moissonneuse lieuse une machine agricole compliquée qui va rendre d’énormes services pendant plus de 50 ans.

 

 

 

Cet engin qui fauche les céréales et constitue des gerbes liées en leur milieu à été inventé aux Etats Unis en 1851 par Mac CORMICK mais il a fallu attendre le début de la première guerre mondiale pour voir arriver en France les premières machines perfectionnées par DEERING.

 

Dans notre région, compte tenu du relief, du poids de la machine, des nombreuses pièces à mettre en mouvement la moissonneuse lieuse est tirée par 3 chevaux.

 

La moissonneuse lieuse est actionnée par une lourde roue centrale en fer munie de crampon ; cette roue (barbotin) peut et doit être relevée lorsque l’on se déplace sur les chemins et les routes.

La moissonneuse lieuse a donc une position route et une position travail, le changement de position est fastidieux, les chevaux doivent être dételés lors de cette opération.

Compte tenu du poids de la machine le charretier doit jouer avec l’équilibre des masses de la moissonneuse lieuse pour installer les roues " chemins "et changer la direction de la flèche d’attelage. Il doit donc choisir un endroit pratiquement plat pour réaliser cette manœuvre.

 

La moissonneuse lieuse est composée de trois parties : la coupe , les toiles de convoyage de la céréale et le lieur éjecteur.

 

La barre de coupe et ses organes annexes (les deux diviseurs, les releveurs, le rabatteur). La barre de coupe est à lame munie de section que l’agriculteur doit repasser régulièrement pour obtenir plus d’efficacité et moins effort de traction.

Le rabatteur, grand moulin à pale horizontale, réglable par le conducteur de la machine couche les tiges coupées sur la toile du tablier de machine.

 

Les toiles de convoyage, véritables tapis roulants, acheminent les tiges coupées vers la table de liage de liage.

Le lieur est une petite merveille technique , les tiges tassées rangées vont être liées en leur milieu en bottes par une ficelle de chanvre amenée par une grande aiguille dans le bec du lieur qui va réaliser le nœud puis couper la ficelle. La botte est ensuite éjectée sur le sol.

La moissonneuse lieuse une machine agricole compliquée qui va rendre d’énormes services pendant plus de 50 ans.


 

dessin source almanach de Villeneuve d’ascq

 

Cet engin qui fauche les céréales et constitue des gerbes liées en leur milieu à été inventé aux Etats Unis en 1851 par Mac CORMICK mais il a fallu attendre le début de la première guerre mondiale pour voir arriver en France les premières machines perfectionnées par DEERING.

 

Dans notre région, compte tenu du relief, du poids de la machine, des nombreuses pièces à mettre en mouvement la moissonneuse lieuse est tirée par 3 chevaux.

 

La moissonneuse lieuse est actionnée par une lourde roue centrale en fer munie de crampon ; cette roue (barbotin) peut et doit être relevée lorsque l’on se déplace sur les chemins et les routes.

La moissonneuse lieuse a donc une position route et une position travail, le changement de position est fastidieux, les chevaux doivent être dételés lors de cette opération.

Compte tenu du poids de la machine le charretier doit jouer avec l’équilibre des masses de la moissonneuse lieuse pour installer les roues " chemins "et changer la direction de la flèche d’attelage. Il doit donc choisir un endroit pratiquement plat pour réaliser cette manœuvre.

 

La moissonneuse lieuse est composée de trois parties : la coupe , les toiles de convoyage de la céréale et le lieur éjecteur.

 

La barre de coupe et ses organes annexes (les deux diviseurs, les releveurs, le rabatteur). La barre de coupe est à lame munie de section que l’agriculteur doit repasser régulièrement pour obtenir plus d’efficacité et moins effort de traction.

Le rabatteur, grand moulin à pale horizontale, réglable par le conducteur de la machine couche les tiges coupées sur la toile du tablier de machine.

 

Les toiles de convoyage, véritables tapis roulants, acheminent les tiges coupées vers la table de liage de liage.

Le lieur est une petite merveille technique , les tiges tassées rangées vont être liées en leur milieu en bottes par une ficelle de chanvre amenée par une grande aiguille dans le bec du lieur qui va réaliser le nœud puis couper la ficelle. La botte est ensuite éjectée sur le sol.

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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 16:52

 

 

 

 

 

L'immense buffet de chêne deux corps aux portes simples non travaillées sert à ranger dans sa partie haute les victuailles de la famille : farine confiture pâte saindoux beurre…litre de vin ou de cidre entamé, le pain, les torchons et serviettes. Les trois tiroirs sont occupés : dans l'un le porte-monnaie le portefeuille, dans l'autre, quelques objets usuels le tire-bouchon, le casse noix dans le troisième des paperasses divers objets montres usagées cassées etc.…En un mot des "ça peut toujours servir".

Dans la partie basse se trouvent souvent les casseroles, cocotte en fonte, moule à tarte et autres ustensiles de cuisine

Ce beau meuble rustique qui inspira le poète RIMBAUD sera souvent délaissé dan les années 50 et vendu pour une bouchée de pain, transformé en armoire à outils voire en cabane à lapin lors de l'arrivée de la mode tout formica, plus hygiénique, plus facile à nettoyer. Le blanc et la couleur entraient dans la cuisine ! ! !

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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 16:27

s200-029.jpg

Le dolmen de la ganguille.
En1958, le docteur ROZOY de Charleville-Mézières, délégué départemental adjoint de la socièté préhistorique française  est intrigué par un tumulus plus exactement un amas de cailloux recouvert d’un énorme buisson que monsieur Justine agriculteur à Giraumont défriche au lieudit le four pour extraire des cailloux de remblai.
Le docteur effectuait depuis de longs mois des recherches  sur le terroir de SAINT MARCEL qu'il avait choisi de prospecter en raison de la toponymie significative : le clocher, le four, la grosse borne, les huttes etc.... Le docteur ROZOY rencontre donc monsieur Marcel JUSTINE et ouvre ensuite un chantier de fouilles qu’il exploitera .
Les enfants de Giraumont, curieux, vinrent très rapidement regarder, observer puis " participer " aux travaux de dégagement de cette allée couverte.
Chaque cailloux est observé ; la terre est tamisée, le contenu du tamis est montré au docteur. Explication, leçon de chose; au fil des jours, des semaines, des mois, des ossements des outils préhistoriques sont mis à jour, puis, les mégalithes apparaissent.
Les mégalithes sont de grandes pierres de 4 à 5 m2 pesant plusieurs tonnes, elles ont été grossièrement façonnées par l’homme pour former une sépulture, ou pour perpétuer le souvenir d'un événement important.
Les mégalithes d'Europe occidentale ont été construits entre 4500 et 1800 av. J.-C., au cours de la période néolithique et pendant une partie de l'âge du bronze. 
A Giraumont, les blocs de pierre sont constitués de grès siliceux.
Le dolmen serait du chalcholithique soit 2500 ans avant J.-C.
Il existe trois types de sépultures mégalithiques : les dolmens simples, les dolmens à couloir, et les allées couvertes qui sont des chambres rectangulaires allongées.
A Giraumont, ce mégalithe est un d'un type particulier, différent des dolmens enterrés déjà découverts à SAINT MARCEL, RUMIGNY.Le dolmen de GIRAUMONT possède une anti-chambre et une chambre sépulturale.De plus , le docteur ROZOY a découvert sur les dalles des préfigurations animales.
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Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /Juil /2007 15:00

 

GIRAUMONT : la maison,  la ferme

divers-031.jpg L'occupation du terroir :

Si l'on examine le cadastre napoléonien, on constate que le terroir mesure environ 330 hectares .
Giraumont a toujours été un village de cultivateurs, les terres labourables ont été longtemps majoritaires en surface ; il a fallu attendre les années 1950 et la révolution fourragère pour que les prairies soient plus importantes.

Après la guerre 1914-1918, Giraumont comporte trente trois 33 feux. Bien entendu plusieurs générations peuvent vivre sous le même toit.

S'agissant du bâti construit en pierres de taille (calcaire jaune du bajocien ) provenant des carrières locales, il est structuré comme les villages lorrains c'est- à- dire en village rue. Les fermes n'ont pas de cour, les rues sont larges, elles permettent de disposer le tas de fumier sur lequel picorent les volailles devant les étables et les écuries. A ce propos nos amis belges diront des français qu'ils ont choisi leur emblème en fonction de leur caractère ; le coq est en effet le seul animal qui chante les pieds dans la merde. La richesse de l'agriculteur se mesure au volume de son ou de ses tas de fumier.

Le logis qui est attenant à tout le corps de ferme ne possède qu'une porte sur la rue, porte réservée aux hôtes de marque ou aux cérémonies ; on sort également par la grande porte les deux pieds devant pour prendre la direction du cimetière de Saint Marcel ;sinon, on entre par les écuries ou par l'étable en s'empreignant des odeurs animales. En règle générale, c'était l'écurie qui était attenante à la maison, le cultivateur pouvait mieux surveiller ce qu'il avait de plus cher au sens propre et figuré ses chevaux..

Dans chaque cuisine, on retrouve la cuisinière à bois souvent fabriquée made in Ardennes de France. Il faut attendre les années 50 pour voir arriver la cuisinière émaillée blanche à feu continu avant la cuisinière est en fonte noire ou revêtue de carrelage de couleur. C'est souvent le seul et unique appareil de cuisson et de chauffage de la maison. A coté d'elle, la caisse à bois qui permet d'approvisionner le feu pendant quelques heures. Pendant les vacances, le ravitaillement de la caisse est réalisé par les enfants "va me cri du bois gamin !  y a na pu ,le fu va crèvé ".La confection du petit bois pour allumer le feu chaque matin est une corvée quotidienne également attribuée aux gamins de la maison. L'apprentissage de cette tâche laisse souvent des traces indélébiles ; qui ne s'est pas donné un petit coup de serpe ou de hachette sur les doigts?

A côté du feu la chaise réservée à la grand-mère ou au grand-père voir à la maitresse de maison; c'est un endroit est très recherché pour se réchauffer "ses " vieilles douleurs" ; à peine libre, elle est occupée par le chat .

Sur le feu jour et nuit deux ustensiles inséparables indispensables à l'Ardennais : la cafetière et le coquemar. A toute heure, on se paie un petit café (pas bien fort )ou en offre un à l'hôte de passage "vous boirait ben une petit tasse de "cafet alleye" et une petite goutte de pays selon l'heure. Dans le four, deux à quatre briques de maçon, l'hiver elles servent à réchauffer les lits et l'été lorsque la maîtresse de maison fait la galette à sucre ou au fruits ,elle dépose dessus le moules à tartre.

 

 
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Mardi 15 mai 2007 2 15 /05 /Mai /2007 17:02
maison05121029.JPG

GIRAUMONT, qui ? Ou ? Quand ?
Dans ses écrits je m'en tiendrai à la tradition orale et aux quelques écrits consultés sur des actes notariés, le cadastre, les archives départementales. 
Actuellement, c'est à dire en 2003, GIRAUMONT est un village dortoir qui a perdu toute identité sociale. 
Hameau de la commune de SAINT-MARCEL, il est situé à 15 kilomètres à l'ouest de CHARLEVILLE-MEZIERES soit encore pour les puristes à 49 ° 45' 46" de latitude nord et 4 °33' 26'' de longitude. 
Ce petit village à flanc de colline (190 m d'altitude) domine la rive gauche du THIN ruisseau de 20 km de long se jetant dan la SORMONNE rivière affluent de la MEUSE.Notons dès à présent que ce ruisseau est une véritable " frontière " physique mais également socioculturelle entre GIRAUMONT et SAINT MARCEL.
Sur le plan climatique, GIRAUMONT regarde chaque jour le soleil se lever derrière le relais TV de Sury ; les habitants sont donc des plantes héliophiles. La pluie, comme le boulanger, nous vient de CLAVY- NEUFMAISON. HARCY -RENWEZ soufflent sur nous le vent du nord 


DSCN1702.JPG
Sur le plan géologique GIRAUMONT est situé sur une cuesta du jurassique plus exactement du bajocien, tous les enfants de ce hameau ont joué les apprentis géologues et ramené chez eux qui l'un une bellénite, un fragment d'ammonite.
Les habitants boivent de puis 1932 l'eau de la source du fond de doux ; depuis personne n'en n'est mort elle est certainement potable.

cassini.jpg
GIRAUMONT en fait JEROMONT (prononcer J'ROMONT) sur la carte de CASSINI (1714-1784) est un village ancien. Au lieudit la ganguille un dolmen plus exactement une allée couverte rappelle à notre souvenir la présence humaine sur notre terroir. En examinant la toponymie du cadastre napoléonien on notera des lieudits évoquant la vie villageoise que la tradition orale a transporté jusqu'en 1800 et jusqu'à nos jours à savoir par exemple : Le four, les huttes, la terre à vin, sous la ville.
Concrètement on peut minimum dater GIRAUMONT selon sa Chapelle des trois Maries qui fut construite par le vicaire Jehan Lhommelet  en 1506.
Au fait pourquoi les 3 Maries ? L'on dit que Jehan Lhommelet se serait rendu au pélerinage des SAINTES MARIES DE LA MER en Camargue où échouèrent les trois Maries accompagnées de leur servante Sara vénérée par les gitans. Cette chapelle de Giraumont fut donc été édifiée pour rendre grâce à Marie-jacobé soeur de la Vierge et de ce fait tante de Jésus, Marie-Madeleine que l'on dit être l'épouse de Jésus et Marie- Salomé mère des apôtres Jean et Jacques le majeur. Une piéta de bois sans doute de la même époque que la Chapelle leur est consacrée. 
 

 

GIRAUMONT paysan indépendant !

 

Si l'on se réfère au clergé, organisation antérieure aux découpages administratifs napoléoniens (département, arrondissement, canton, commune ) on peut assurer que GIRAUMONT ne relevait pas SAINT-MARCEL .En effet , comme il a été dit précédemment un vicaire était en charge ce village.

Il n'y pas encore longtemps (1970 environ) GIRAUMONTdisposait de son propre bureau de vote ; il y avait un accord tacite : lorsque le maire était de SAINT-MARCEL le premier adjoint était de GIRAUMONT et vice et versa. Cette organisation électorale permettait de constater que GIRAUMONT était traditionnellement plus à gauche que SAINT-MARCEL.

 

Autres faits marquants, on ne traverse le THIN que pour aller à l'école, et se faire enterrer au cimetière. Les cultivateurs de GIRAUMONT n'exploitent pas sur Saint Marcel. Les chasseurs de GIRAUMONT ne chassent que sur le terroir de GIRAUMONT. Il faudra attendre une décision relativement récente du conseil municipal pour mettre un terme à une identité longtemps sauvegardée

 

 

 

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